Vaut-il mieux....?

Faire les bons choix pour les générations futures

Accueil - mars 2013

Nouvelles fraîches

Vaut-il-mieux vous indique comment économiser 5 000€ et épargner 4,3 tonnes de CO2 en 3 décisions.

27 août 2012 : Earth overshoot day - le jour du dépassement des ressources naturelles annuelles. Nous avons déjà consommé les ressources plus vite que leur renouvellement; il nous reste donc plus de 4 mois à vivre à crédit. Consulter le site web du Global Footprint Network...

Du 20 au 30 mars 2012 : 7ème semaine pour les alternatives aux pesticides organisée par ACAP et Générations Futures : consulter le site web.

Janvier 2012 : la Cour des comptes met son nez dans l'électricité nucléaire et ne lui voit guère d'avenir : il v falloir user jusqu'au bout les centrales existantes...

Décembre 2011 : son gouvernement conservateur sort le Canada du protocole de Kyoto pour protéger les exploitants de sables bitumineux, sous les lazzi de son opposition et au grand dam de Greenpeace Canada.

12 décembre 2011 : Epilogue du COP17 à Durban avec 3 jours de prolongation pour un protocole de Kyoto sous oxygène jusqu'en 2020. Quelques détails...

17 novembre 2011 : les prix Pinocchio distinguent Vinci (projet aéroport de Nantes), Tereos (agrocarburants au Mozambique) et la Société Générale (financement réacteur nucléaire)

27 septembre 2011 : Earth overshoot day - le jour du dépassement des ressources naturelles annuelles. Nous avons déjà consommé les ressources plus vite que leur renouvellement; il nous reste donc plus de 3 mois à vivre à crédit. Consulter le site web du Global Footprint Network...

Mars 2011 : le photovoltaïque est de nouveau encouragé en France. Après 3 mois de suspension, le nouveau dispositif de soutien à l'énergie solaire photovoltaïque fait l'objet d'un arrêté. Consulter la présentation du MEDDTL.

Février 2011 - gaz de schiste : la France débat de l'opportunité d'opérer les permis discrètement délivrés par J-L.Boorloo. La ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, danse sur un volcan avec tous les élus locaux vent debout.

Les carburants alternatifs, font-ils reculer le CO2? Sont-ils "bio"? Lire la suite ... L'hydrogène est-il une solution miracle ou un autre mirage? Lire la suite ...


Label ABQuestion alimentation, le bio atteint un facteur 223

Une étude récente a constaté un rapport 223 entre les pesticides des aliments non-bio et de la nourriture bio. Pour votre santé, la planète et l'emploi, mangez bio sans pesticides !

Déchets : téléphones mobiles - CC-BY-SA-MikroLogikaQuestion CO2, mieux vaut garder longtemps

Les appareils électroménagers et électroniques récents font assaut d'efficacité énergétique tout comme les dernières automobiles. Faut-il pour autant se précipiter pour en changer ? ...

OCDE - logoCombattre le réchauffement est économiquement rentable

L'OCDE et l'AIE le disent ensemble ! De nombreux pays continuent pourtant à subventionner les énergies fossiles, comme la France pour le gazole. Détails..

Le délire du mois : Après le méthane du pergélisol, celui de la mer

Vous connaissiez le gaz de schiste, le pétrole extrait des sables bitumineux, la récupération du méthane piégé dans le pergélisol, voici l'extraction du gaz piégé dans les fonds sous-marins.

Livre : Les Moisson du futurLe livre du mois : Les Moissons du futur

ou Comment l'agroécologie peut nourrir le monde démonte patiemment tous les poncifs qui récusent l'agriculture sans pesticides ni engrais chimiques. De nombreux exemples illustrent les solutions adoptées dans des pays développés aussi bien que dans les pays pauvres d'Afrique ou d'Amérique centrale. Oui, l'agroécologie peut nourrir le monde et rendre leur fierté aux paysans.

Ne pas se précipiter pour remplacer son ancien équipement

Tas de ferraille - licence CC-BY-SA auteur KchampNous ignorons souvent le coût énergétique et environnemental de la fabrication d'un nouveau bien qui n'est amorti qu'au bout de plusieurs années; quand l'ancien équipement est revendu d'occasion c'est un moindre mal mais quand il est recyclé (comme avec la "prime à la casse" automobile - 1 milliard d'Euro de subventions en France) ou éliminé (lampes à incandescence) le bilan peut être négatif.

Prenons l'exemple des appareils électroménagers; la consommation moyenne annuelle d'un combiné réfrigérateur+congélateur est de 346 kWh (équivalent, en France, de 25 kg CO2) , celle d'un lave-linge de 245 kWh (18 kg CO2). Or la fabrication de ces appareils dégage environ 250 kg CO2 et le remplacement d'un exemplaire courant (classe "A") par un très performant (classe "A++") économisant 40% de la consommation n'est donc rentabilisé qu'au bout de 25 ans! Durent-ils seulement ce laps de temps?

A moins de posséder un gouffre énergétique des années 60-70 il vaut généralement mieux attendre l'essoufflement du vieil appareil pour le renouveler.

La correspondance kWh - CO2 utilisée vaut pour la France (75 g/CO2 par kWh); la moyenne européenne est à 370 g/CO2 par kWh.

Pas plus que sa voiture!

Là on passe aux tonnes; en effet la mise à disposition d'une voiture neuve, toutes étapes incluses est évaluée à 6 T de CO2 pour une petite citadine (C1, 107, Twingo, Polo) et à 17 T pour une routière (Laguna, 407, Mondeo). L'économie de carburant obtenue est généralement faible du fait de l'alourdissement des véhicules qui fait perdre une grande partie des gains d'efficacité. En rachetant un véhicule de la même catégorie, on peut espérer une économie d'un litre aux 100 km -soit 2,67 kg CO2 dans le cas du gazole - qui ne compense qu'au bout de 225 000 km (citadine) ou 636 000 km (routière) l'énergie dépensée pour la fabriquer. Même en prenant en compte le vrai coût énergétique des carburants il est rare de mener assez loin son véhicule pour l'amortir.

Usez donc votre véhicule, le plus lentement possible, avant de la changer pour un plus petit, plus simple, vraiment plus économe!

L'INSEE l'a bien compris qui tente un bilan du bonus/malus écologique français et le trouve au mieux neutre quand on prend en compte le coût de fabrication d'un véhicule en regard d'un coût de 1,25 Md€ pour le budget de l'État.

Consulter l'étude de l'INSEE sur www.insee.fr.

Décroissance, un mot qui fait peur ... aux gouvernants

Banderole décroissance - Lyon, 2007 - Wikimedia/Yann - GNUFDLFaut-il avoir peur de la décroissance? Ou bien est-ce le mot qui fait peur plus que l'idée? Alors, adoptons objecteur de croissance, une expression introduite par Isabelle Stengers -notre Livre du mois de novembre 2009 - qui résume bien ce qui doit être notre préoccupation de tous les jours: organiser le retour à une consommation en harmonie avec la Terre.

Est-ce un drame de diminuer l'empreinte carbone de son alimentation, de ses déplacements, de minimiser sa consommation d'énergie, notamment dans son habitation? Vous ferez baisser le PIB tel que calculé actuellement (sauf lors de vos travaux d'isolation ou à l'achat d'un vélo). Avez-vous besoin de renouveler chaque année tous vos gadgets électroniques fabriqués en Chine dans des conditions environnementales et sociales navrantes?

Certains politiques évoluent, d'autres s'enfoncent

Par rapport à 2006 où il déclarait "Je ne crois pas à l'idée de décroissance...", Alain Juppé a évolué au point d'exprimer une nouvelle vision, fin 2009: "la crise et la dégradation de notre planète reposent sur une forme de folie humaine basée sur la démesure généralisée. Faut-il faire de la décroissance? Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et qu'ailleurs, là où l'on gaspille, il est nécessaire d'envisager une forme de décroissance". Le mot est lâché! On attend d'autres politiques sur ce thème.

Nicolas Sarkozy, lui, continue les amalgames péremptoires qui lui tiennent si souvent lieu de raisonnement: "Est-ce que [nos écologistes] savent qu'il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là" (septembre 2009).

Et pourtant, d'aucuns y croient qui sont économistes comme Pierre Latouche qui prédit que "La décroissance sauvera le Sud".

Quand les gouvernements n'en veulent pas vraiment...

La Chine et les États-Unis se sont tenus par la barbichette aux conférences successives et ont réussi à éviter toute mesure contraignante, les uns sur des positions dogmatiques (pour le Congrès, les USA n'ont d'ordre à recevoir de personne), les autres pour pouvoir continuer à laminer les industries de production du reste du monde. Les libéraux s'en réjouissent: la Chine va continuer à tirer vers le bas les conditions de travail du secteur productif; l'OPEP a le sourire: la dépendance du monde au pétrole ne va pas décliner de sitôt. Les délégations européennes, France et Royaume-Uni en tête, ont joué les Tartuffe, réussissant même à détecter des "progrès essentiels" dans cet échec complet.

Article du Monde Diplomatique: Et la décroissance sauvera le Sud.

Il est déjà bien tard pour nos enfants

Le salut viendra plutôt des communautés locales et des citoyens

Le CGLU a constaté, suite à l'échec du COP15, : « Bien que d’importants engagements aient été pris, l’absence d’objectifs juridiquement contraignants et l’absence de reconnaissance du rôle des sphères locales et régionales de gouvernement créent des obstacles pour atteindre les objectifs de réduction des émissions » en rappelant que: « Les villes ont agi et obtenu plus de résultats que leurs gouvernements nationaux ».

Notre gabegie endettent nos enfants

L'ouvrage de Zygmunt Bauman retenu comme Livre du mois en avril 2009 , "S'acheter une vie" démonte les mécanismes bien rodés de notre société d'hyper consommation pour laquelle nos états s'endettent en même temps que les citoyens. L'État français continue de gonfler sa dette chaque année. Les 5,6% (loi de finances rectificative-mars 2009) viennent (octobre 2009) d'être réajustés à 8,3% (141 Mds€) par le ministre du Budget, tandis que la Grande-Bretagne s'est voté 8% et devrait dépasser 13%.... Début 2008 la croissance des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) était célébrée; cette fin d'année c'est la dette des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, eSpagne) qui fait peur et Dubaï qui descend le toboggan.

Les générations futures devront rembourser nos dettes en nature...

Empreinte des pays de la CE 2008 2,3 globesSur le plan environnemental, l'endettement est déjà un cran plus loin puisque chaque année nous dépensons plus que ce que la Terre accumule en tirant profit du Soleil, notre seule source d'énergie à long terme. En 2011, l'humanité a dépassé son quota dès le 27 septembre soit, sur l'année, 35% de dépassement à reconstituer par nos descendants et nous approchons à grand pas de la date où les hommes dévoreront deux planètes. Les pays de la Communauté Européenne en sont à 130% de trop (notre dessin).

.... et nos emprunts en numéraire!

Concernant l'endettement financier, les voraces de Wall Street, de la City, de Zürich et d'ailleurs, se sont pris les pieds dans le tapis tous seuls et nous voilà tous en route vers la déflation, la décroissance voir pire, la crise, quoi. Est-ce si grave? Ne serait-ce pas plutôt l'occasion de repenser l'évolution de l'exploitation de la Terre par l'espèce humaine? Même l'OCDE penche (un peu) dans cette direction.

Côté environnement et particulièrement le réchauffement climatique les initiatives avancent à petit pas, contrecarrées par les besoins de profit à court-terme des ci-devant financiers-rois. La France fait avancer les mesures du Grenelle, tandis que les Nations Unies s'échinent à faire appliquer le protocole de Kyoto, laborieuse première étape et à préparer la suite à travers un cycle annuelle de conférences.

Comme emprunter à nos propres enfants ne suffit pas, nos multinationales empruntent aux enfants des autres pays comme récemment les Sud-Coréens à Madagascar.

Le site Web des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU/UCLC, sélectionner FR en haut à droite).

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Le scénario de la dernière chance?

L'Agence Internationale de l'Énergie presse le G8 d'adopter son scénario par la voix de son Directeur Exécutif, Nobuo Tanaka.

Présentant la nouvelle édition du rapport "Energy Technology Perspectives", Il énonce clairement que continuer notre comportement actuel n'est pas imaginable. Il nous faut augmenter très rapidement notre efficacité énergétique et l'AIE propose, non pas de limiter notre consommation d'énergie -ce n'est pas son souci-, mais de "décarboniser" la production d'électricité grâce à des centrales nucléaires (compter 32 par an), des éoliennes (17 500 par an) et à l'enfouissement massif du CO2 (voir le délire du mois d'octobre 2008).

Certes l'AIE voit quelques difficultés, en particulier les réservoirs souterrains pour stocker les déchets nucléaires (pour des milliers d'années) et le CO2 (pour toujours?).

Il faudra pourtant réduire drastiquement nos dépenses énergétiques

La démarche de l'AIE n'est pas, vous l'aurez compris, de préconiser une réduction massive des dépense d'énergie. Et pourtant, pour le secteur des transports, elle en vient à recommander d'atteindre un réduction par un facteur 8 de l'énergie dépensée.

Consulter le communiqué de presse sur le site de l'AIE (anglais) et une synthèse en français du rapport "Perspectives des technologies de l'énergie" (pdf).

Pour les économistes, agir vite pour l'environnement est rentable

Dans son rapport 2008 sur l'environnement, l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique, qui regroupe 30 des pays les plus développés du monde) fait l'analyse économique d'une première batterie de mesures. L'OCDE invite les pays BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et Afrique du Sud), autrement dit les autres grands pollueurs, à coopérer dans cette lutte contre les principales menaces identifiées:

Les mesures proposées reposent sur des instruments de marché (permis de polluer) et la fiscalité; elles doivent cibler en priorité l'énergie, les transports, l'agriculture et le pêche. L'organisation recommande de renforcer la gouvernance environnementale au niveau international et avertit: « Faute de politiques plus ambitieuses, les pressions croissantes exercées sur l'environnement pourraient causer des dommages irréversibles au cours des décennies à venir ».

Fidèle à sa dénomination, l'OCDE ne va toutefois pas jusqu'à remettre en cause la croissance qui reste son instrument de mesure favori, qu'il s'agit surtout de ne pas amputer de plus de 1%.

Consulter le résumé en français du rapport Perspectives de l’environnement à l’horizon 2030 (pdf), sur le site de l'OCDE.

En 2011, c'est toujours rentable!

L'OCDE et l'AIE joignent leurs efforts pour dénoncer le double langage de certains pays, dont l'Allemagne, qui continuent à subventionner des énergies fossiles (le lignite pour continuer avec nos voisins d 'outre-Rhin) pour un montant global de 409 Md$ !

Et pourtant la France subventionne toujours :

C'est principalement le pétrole (sous forme de gazole) qui est le plus concerné et les agriculteurs, transporteurs routiers et compagnies aériennes les principaux bénéficiaires.

Les recommandations  de l’OCDE et de l’AIE "réformer des subventions aux combustibles fossiles pour améliorer l’état de l’économie et de l’environnement" sont consultables en français.
Le rapport de l'OCDE sur les subventions en France en 2010.

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Les conférences sur le Changement Climatique

COP18 - Doha LogoCancún, Durban, Doha et bientôt Varsovie : les COP se suivent et n'avancent guère

L'objectif de ce cycle de conférences reste de mettre au point une suite au protocole de Kyoto, dont l'absolue nécessité avait été énoncée par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon: « Failure to reach broad agreement in Copenhagen would be morally inexcusable, economically short-sighted and politically unwise. » (Ne pas obtenir un large accord à Copenhague serait moralement inexcusable, à courte vue économique et très peu avisé politiquement).

Ça l'est! La conférence COP16 de Cancún, en 2010, s'est terminé sur un compromis qui a pour seul mérite d'acter de la pérennité ... du processus et donc du COP suivant à Durban, fin 2011, qui n'a pas fait mieux ! Toujours rien de neuf à l'issue de la COP18 à Doha en novembre 2012. Ah, si, le protocole de Kyoto est ré-engagé pour la période 2013-2020 avec des objectifs généreux et des moyens très flous et, sauf rebondissement, sans les USA, le Canada, le Japon, la Russie et la Nouvelle-Zélande. Prochaine étape : Varsovie fin 2013.

Les Européens poussent, le Japon et la Russie tergiversent, le Canada, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande esquivent

En pointe, le Danemark, l'Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni avec le soutien du Parlement européen; la France n'avait rien à dire, le Japon et la Russie ont tout fait pour miner le terrain alors que, pour la première fois, les USA faisait le modeste effort de venir avec des engagements certes limités. Hors la continuité du processus deux décisions ont été prises dont la qualité de mise en oeuvre fera l'efficacité : un fonds de soutien aux pays en développement (Fond mondial Climat) et un accord sur la maîtrise de l'exploitation forestière.

Parcourir le site web de l'UNFCCC (anglais) et les comptes-rendus de la conférence de Doha (anglais).

Les négociations piétinent, les émissions de CO2 ne connaissent pas la crise

En préambule, le Secrétaire exécutif de l'UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change - Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique), Yvo de Boer, avait déjà dénoncé en 2008, la reprise d'émission des GES par les pays signataires de l'annexe 1 depuis 2000 après une baisse continue de 1990 à 2000.

Statistiques 1990-2010 emissions de gaz à effet de serre Heureusement, la crise est passée par là et 2009 fut l'année de tous les records de baisse ; néanmoins, l'embellie semble passagère et les courbes remontent en 2010.

Les pays signataires de l'Annexe 1 sont les pays de l'OCDE, soit les 25 de la Communauté Européenne et les anciens pays de l'Est plus l'Australie, le Canada, l'Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et les USA; les IEIT (Economy In Transition) sont les anciens pays de l'Est.

L'objectif reste modeste: division par 2 en 2050

L'objectif de cette conférence était de conclure sur des décisions pour l'après-2012 incluant les pays émergents: Chine, Inde, Brésil, Mexique et Afrique du Sud avec un petit effort des États-Unis. En ligne de mire, une division par 2 en 2050 qui devrait limiter l'augmentation de la température à 2°C.

Consulter la Convention-cadre de 1992 (pdf); le protocole de Kyoto (pdf).

Mise à jour avril 2013

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Le réchauffement climatique: 20 ans déjà !

James Hansen, le directeur du Goddard Institute for Space Studies -un laboratoire de la NASA- revient devant le Congrès américain, dénonce deux décennies d'inaction, les fausses pistes d'énergie alternative et les pressions des lobbys pour éviter de réduire la consommation énergétique. Il va, dans son style provocateur, jusqu'à conseiller de traduire les P-DG des compagnies pétrolières devant les tribunaux pour crimes contre l'humanité et la nature. Il est vrai que ceux-ci ont tout fait pour que le Sénat rejette une "taxe carbone".

Ce scientifique avait été l'un des premiers (1988) a prédire l'impact de l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère sur le climat; il s'est plaint des pressions politiques pour étouffer sa voix.

Lire le texte de son intervention (anglais, pdf) et l'article cité, rédigé par un groupe international de chercheurs

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L'ONU avertit: Les problèmes les plus graves de la planète persistent.

Le PNUE, Programme des Nations Unies pour l’environnement, indique que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d’extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui n’ont pas été résolus et qui mettent l’humanité en danger.

Cet avertissement du rapport Global Environment Outlook: l’environnement pour le développement (GEO-4) est si pressant qu' Achim Steiner, directeur du PNUE, a déclaré le 25 octobre en le présentant: « La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler » .

Consulter le "media brief' du PNUE (pdf)
Consulter la page WEB de GEO-4 - vous y trouverez le rapport in extenso (en anglais) et un résumé en français (pdf)

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Des associations réclament le respect du "facteur 4"

Le rapport "Perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050" rendu public en plein Grenelle Environnement par la Commission énergie a douché les espoirs d'une politique ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Tout en confortant d'une main le facteur 4 au niveau européen, ce rapport s'appuie sur un maintien au niveau actuel du parc nucléaire français pour accorder, de l'autre main, à la France un simple effort de 2,5 au prétexte que grâce à ce parc nucléaire la France a déjà fait un gros effort. D'aucuns persifleront que Jean Syrota ne peut renier 12 ans de présidence de la COGEMA.....

C'est le cas de l'association négaWatt: lire son communiqué de presse.
Lire le rapport du Comité d'analyse stratégique (pdf)

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Le coup de coeur de janvier 2012: les voeux de Susan Georges

Retrouvez-le sur la page Archive des Coups de coeur.

Le Délire du mois : après le gaz de schiste, le méthane du pergélisol, extrayons les hydrates de méthane sous-marins

Décomposition d'hydrate de méthane sous-marin - Domaine PublicL'augmentation régulière des cours du pétrole ouvre la porte aux techniques d'extraction les plus coûteuses en énergie et les plus destructrices de l'environnement. Vous connaissiez le gaz de schiste, le pétrole extrait des sables bitumineux, la récupération du méthane du pergélisol ? C'est au tour des fonds marins d'être dévastés pour soutirer le méthane des dépôts d'hydrates de méthane ou clathrates (nom générique de ce type de composé) piègés dans les sédiments sous-marins.

Des Japonais ont annoncé avoir réussi une extraction significative (sans toutefois préciser la quantité produite) d'un gisement dans la fosse de Nankai au sud-est du Japon. Ce qui est loin de signifier que ces gisements soient exploitables à un coût raisonnable vu l'intrication des hydrates avec les autres sédiments.

Le danger à court terme est de déclencher un dégazage "sauvage" ou une éruption du méthane gazeux sous-jacent qui peut s'emballer sous la forme d'un volcan de boue. A moyen terme de renforcer le réchauffement climatique qui va augmenter le dégazage naturel de ces hydrates.

Un article assez ancien (8/2005) sur le Journal du CRNS : Hydrates de gaz, l'énergie des profondeurs.

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Le livre du mois : Les Moissons du futur

Adieu à la croisance - Jean GadreyPlaidoyer pour une agriculture durable débarrassée de l'industrie chimique (pesticides, engrais) et des semenciers (hybrides standardisés, OGM), adaptée aux conditions locales, créatrice d'emplois et de fierté du travail accompli.

Démonstrations de retours à une production saine, simple, locale, loin des monocultures intensives qui appauvrissent les sols et les agriculteurs ; des exemples de l'efficacité des petites exploitations et des dangers des initiatives à grande échelle (telle AGRA financée par la fondation B&M. Gates) qui proposent des solutions standardisées, dévaluent les savoir-faire locaux en affaiblissant la souveraineté des pays "aidés".

Marie-Monique Robin y développe les éléments présentés dans son documentaire éponyme diffusé sur Arte en octobre 2012 ; elle a déjà commis "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien".

Le livre Les Moissons du futur est co-édité par La Découverte et Arte éditions.

Consulter les archives des Médias du mois.

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